Le fil de Titem

Le pari franco-allemand est doublement risqué. En refusant aujourd’hui les euro-obligations mais en laissant la porte entrouverte, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel semblent dire aux marchés : continuez à nous attaquer, nous finirons bien parcéder. Sur ce point, il est vraisemblable qu’ils seront entendus.

Le pacte de stabilité était devenu un pacte de tricheurs et de menteurs, puisque certains Etats, comme la Grèce, maquillaient leurs comptes pour dissimuler l’ampleur de leurs déficit et de leur dette publique”, a-t-il jugé. Le tout avec “une sorte de complicité des partenaires, puisque l’Union européenne n’a jamais pris les moyens de vérifier les comptes des Etats membres autorisés à se servir de l’euro comme monnaie.

Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat, sur Europe 1.

Petite info à rajouter.

Pas forcément besoin de maquiller les comptes. Certains le faisaient ouvertement.  

Dès 2003, deux pays - aujourd’hui donneurs de leçons - ont envoyé paître le pacte de stabilité tout en réussissant à ne pas se faire sanctionner. La France et l’Allemagne. 

(via jslefebvre)

L’une des réponses, dit-on, serait d’inscrire dans la Constitution, comme les Allemands l’ont fait, qu’on n’a pas le droit de dépasser un niveau d’endettement ou de déficit supérieur à un pourcentage donné du PIB. Je ne suis pas contre, mais je n’y crois pas trop. Cela ne consisterait qu’à se faire plaisir et on expliquera, à la première crise grave, que des circonstances exceptionnelles font qu’il n’y a plus d’autre moyen que de violer la Constitution. La nécessité comme la facilité l’imposeront. Il n’y aura personne ou presque pour s’y opposer et il suffit, pour s’en convaincre, de voir ce qui s’est passé avec le Pacte de stabilité et de croissance au respect duquel tous les Etats qui ont adopté l’Euro s’étaient, pourtant, obligés par traité.
Alain Juppé, Ministre des Affaires Etrangères, à propos de la réduction de l’endettement, dans “La politique telle qu’elle meurt de ne pas être”, livre où il débat avec Michel Rocard.

(Source : louislepioufle.eu)

Alors que la chancelière allemande Angela Merkel avait fustigé l’oisiveté de ses voisins du Sud, une étude statistique bienvenue vient battre en ses critiques :

  • La durée annuelle moyenne du travail d’un Allemand (1.390 heures) est ainsi beaucoup plus faible que celle d’un Grec (2.119 heures), d’un Italien (1.773 heures), d’un Portugais (1.719 heures), d’un Espagnol (1.654 heures) ou d’un Français (1.554 heures).
  • La performance de productivité par tête de l’Allemagne est dans la moyenne des pays du sud, celle de la productivité horaire est au-dessus de la moyenne mais pas meilleure que celle de la France ou de la Grèce. 
  • Si l’âge légal de départ à la retraite est plus tardif outre-Rhin (65 ans actuellement, 67 ans dans le futur), les Portugais et les Espagnols travaillent de facto plus longtemps, avec un âge effectif moyen de départ en retraite de 62,6 et 62,3 ans, contre 62,2 ans pour les Allemands. Les Grecs ne sont pas loin derrière (61,5 ans) et la réforme des retraites adoptée au printemps 2010 par Athènes, qui a porté l’âge légal de départ de 60 à 65 ans, vise à faire passer l’âge moyen à 63,5 ans d’ici 2015. 

La faute de l’euro ? “La performance économique de l’Allemagne est due, selon M. Artus, à son effort d’innovation et de spécialisation dans l’industrie haut de gamme, à l’épargne élevée de son secteur privé et à sa main d’oeuvre très qualifiée par rapport à ses voisins du sud”. 

En Finlande, en Suède ou en Norvège, on construit en souterrain. A Helsinki, il y avait déjà le Temppeliaukion, temple creusé dans la roche, et l’Agence européenne des produits chimiques, dont une partie des locaux est en sous-sol, il y aura bientôt, comme à Montréal, un entre commercial sous-terrain. Des projets de tunnels souterrains sont également projetés, comme entre Helsinki et Tallinn, ou entre le Danemark et l’Allemagne. 

Après avoir supprimé les frontières, l’Europe se rapproche en réduisant les distances de transport !

Marie-Thérèse Porchet nous enseigne la géographie de la Suisse et nous apprend à mieux connaître les “Bourbines” ou “Suisses-Allemands”. Drôlement méchant !

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la-ritournelle:

Mendelssohn: Piano Concerto No.1 in g, op.25 - 1. Molto allegro con fuoco (06:53)

(Source : oranc)

(Otto) Dix ne pose pas un regard satirique sur ses contemporains, c’est plutôt notre époque dans sa banalité stupide qui appartient à la satire grotesque.
Citation de Carl Einstein (1885-1940), neveu de l’illustre physicien et historien de l’art au sujet de Otto Dix, peintre de la Neue Sachlichkeit.
Max Weber famously made the distinction between an ethics of conviction and an ethics of responsibility. In the former, typical of science or religion, all that counts is being right; in the latter, more common to politics, it is the consequences of one’s actions that matter. This antithesis perfectly captures the current debate about a permanent crisis resolution mechanism for the eurozone. In an ideal world, Ms Merkel’s proposal to have investors, and not only citizens, suffer the consequences of their investment decisions is both fair and rational. Yet, as we are seeing, there is a good chance that in real life the eurozone could be killed precisely by this proposal to make it work better. This would be no small irony. But it highlights the extent to which religious zeal has replaced political vision in Germany. As the saying goes: fiat iustitia, pereat mundus (let there be justice, though the world perish).
Dans le débat sur la part de la responsabilité à incomber aux marchés financiers, ce propos du chef du bureau madrilène du Conseil européen des Relations Extérieures ouvre un vrai débat entre ce qui est juste et ce qu’il est convenable de faire…
Après les fermiers suisses, une idée de calendrier avec les athlètes allemands ?

Après les fermiers suisses, une idée de calendrier avec les athlètes allemands ?

En Allemagne pour mon 20e anniversaire, je suis sorti au restaurant avec mes amis, dans ce restaurant qui m’avait été conseillé si je désirais mangeais saxon, et j’y ai mangé… des Klopsen. Et j’ai adoré. Car oui, en Allemagne, on ne mange pas que de la choucroute et des bretzel.

Cette blogueuse aussi qui a vaincu sa peur des Klopsen en les préparant elle-même et en s’en régalant ! Elle propose d’ailleurs sa recette (en allemand, bien sûr).

theeconomist:

Daily Chart: 20 years of German unification. The eastern states have come a long way. But two decades on, inequality between east and west remains frustratingly persistent.

theeconomist:

Daily Chart: 20 years of German unification. The eastern states have come a long way. But two decades on, inequality between east and west remains frustratingly persistent.