Submitted by Christiaan Rendle.
[photo of two men kissing, one holding a sign that says “where is the rapture when you need it?” in front of people holding anti-gay placards and signs.]
My dad and step dad at LA Gay Pride with the protesters.
“where’s the rapture when you need it?
I love them <3
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Les sophistes opposés au mariage des couples de même sexe ont encore frappé et Cédric Coutron, dans une note datée du 10 juin, met à jour leurs arguments bancals.
Le député UMP, Claude Bodin, fait le même genre de déclarations en disant que « la reconnaissance légale du mariage homosexuel bouleverserait à l’évidence dangereusement les structures fondamentales de notre société. » Ici le terme « évidence » semble être utilisé pour cacher un manque d’évidence pourtant criant, car nous attendons toujours de savoir, concrètement, ce que seraient ces dangereux bouleversements…
[…] Cette expression de « condition d’altérité sexuelle » va revenir plusieurs fois, sans jamais être justifiée autrement que par la tradition ou par la nature (voir ci-dessous). Et qu’est-ce que justifier par la tradition ? La tradition ne se fonde que sur elle-même.
[…] L’argument de la nature ne fonctionne pas : depuis quand l’être humain n’est-il qu’un être de nature ? Derrière le mot de « nature », nous ne faisons que mettre des normes auxquelles nous voulons nous attacher. L’énoncé selon lequel la nature est ce qui est bien et ce qui ne suit pas la nature est ce qui est mal n’a pas de sens : la nature est amorale, et je ne sais pas si c’est le cas de M. Diefenbacher, mais assimiler la nature au bien, c’est typique de la religion chrétienne (« l’homosexualité est contre-nature », on comprend très bien que ce n’est pas qu’un simple constat axiologiquement neutre).
D’habitude, je ne prends pas la peine de lire les commentaires des articles des sites Internet, véritable défouloir de mépris, de haine et d’ignorance crasse. Mais là, le commentaire suivant était bien plus intéressant que le texte confus auquel il répondait :
Dans l’oeuvre magnifique du japonais Endo Shusaku, il met en scène un missionaire qui est obligé de piétiner une image de Marie et Jésus, afin de délivrer des paysans japonais de la torture. Au moment où il pose ses pieds sur cette image, il entend la voix de Jésus, qui avait été silencieux jusqu’alors, lui dire “tu peux me piétiner, c’est pour cela que je suis venu”. C’est là, toute la différence entre Jésus et Mohamet (sic), mais aussi entre idole et icône. Jésus est mort aux mains de ses ennemis, sans se défendre et sans rendre crachat pour crachat, en pardonnant. La croix n’est pas une idole à adorer et à préserver de toute souillure, c’est une icône qui doit nous conduire à la repentance, au pardon et à la proclamation du salut en Jésus Christ. Cependant, on peut comprendre la tristesse des chrétiens qui voient leur foi être moquée et ce qu’ils chérissent, être tourné en dérision. Il devrait y avoir moyen de donner une parole qui puisse réfléter à la fois cette tristesse du croyant mais aussi ce témoignage de pardon qui est au centre du message du Christ.
Il y a pourtant une forme de convergence entre la réaction des islamistes face aux caricatures de Mahomet et celle des intégristes catholiques face à ce que certains appellent une “oeuvre d’art”. Comme quoi, les règles de la laïcité dans l’espace public, quoique l’UMP ait laissé croire, ne s’appliquent pas qu’à une religion en particulier.
Que cela ne nous empêche pas de dénoncer le paradoxe : plus Ménard et ses semblables hurlent à la censure, plus on les invite sur les plateaux de télévision et studios de radios pour y déverser leur propos. Et pire encore, le terrorisme intellectuel qu’ils exercent via de grands médias complices mènent les autres à l’autocensure : il ne fait pas bon critiquer ceux qui usent des Ménards médiatiques sans conscience.
Extrait de l’article de Bruno Roger-Petit au sujet de Robert Ménard qui, sur tous les plateaux où il est invité, ne cesse de répéter qu’il est victime de censure pour être favorable à la peine de mort.
On retrouve cette même ficelle rhétorique chez Jean-Luc Mélenchon, plus présent dans les médias qu’au Parlement européen où il est élu mais qui ne cesse de parler de censure des médias qui se bousculent pour l’inviter. Ou d’Eric Zemmour qu’on entend/voit partout mais qui serait brimé…
“The introduction of the anti-homosexual bill in 2009 followed a conference in Kampala that was attended by American activists who consider same-gender relationships sinful. The U.S. evangelicals believe gays and lesbians can become heterosexual through prayer and counseling. Some gay Ugandans still resent that American intervention.”
-Huffington Post
I can’t even put into words how angry this makes me. Its not right, its just not.
(Source : malegendepersonnelle)
La chronique “Ailleurs” de France Inter du vendredi 20 janvier 2011 diffusait un reportage ahurissant de Frédéric Barrère : “bus kasher” ou “apartheid des genres”, sur certaines lignes de bus israéliennes, des ultra-orthodoxes font pression pour que les femmes s’installent à l’arrière, séparées des hommes.
Extrait de l’édito politique du 13 janvier 2011 de Thomas Legrand, sur France Inter
[Eric Zemmour] se drape dans une attitude de résistant face à la pensée dominante, la pensée unique, la dictature des « droits-de-l’hommistes », etc. […] Le « politiquement correct » désigne, depuis, une sorte de pensée molle et consensuelle, que les médias diffuseraient par facilité, paresse intellectuelle, lâcheté et panurgisme. C’est une idéologie taxée de « bien-pensante, angélique, loin des réalités » […] En réalité Eric Zemmour ne fait que confondre « politiquement correct » et combat idéologique gagné (perdu pour lui !). L’idée que les femmes et les hommes sont égaux, bref le féminisme est une idée qui a presque gagné (si non dans les faits au moins dans les têtes) donc pour lui c’est une idée dominante, forcément tyrannique. Zemmour parle alors de la « dictature féministe » et écrit un livre pour réhabiliter la phallocratie ! Toute idée progressiste qui gagne, l’antiracisme, l’anti-sexisme, l’écologie, la tolérance envers l’homosexualité est une idée qui est assimilée par Zemmour et les réactionnaires en général, à un diktat. Mais ils se trompent…ce n’est pas un diktat. C’est simplement une défaite idéologique pour eux et leur pensée anachronique.
En Syrie, comme en Arabie Saoudite d’ailleurs, « il n’y a pas d’homosexuels ». Tels sont les mots de plus ou moins tout le monde et si l’on va dans ce sens, on y croirait presque : ce sont des hommes qui « baisent » des femmes dans un corps d’homme, la grille de lecture s’opérant autour de la l’axe actif/passif. L’homme qui accepte que l’on prenne du plaisir par lui devient femme. C’est en tout cas le genre d’explication qu’on m’a servi, en toute bonne foi.
Dans les années 70-80, Michel Foucault publiait son essai sur l’« Histoire de la sexualité ». Il y exposait l’évolution du statut de l’homosexualité au cours des XVIII et XIXe siècles, passant d’un comportement et de pratiques (ce que je fais) à une identité (ce que je suis).
De toute évidence en Syrie, et plus largement au Moyen-Orient, ce que je fais ne signifie pas forcément ce que je suis. C’est pourquoi parler d’homosexualité dans certains milieux sociaux n’a pas vraiment de sens puisqu’on y apposerait un concept dit occidental sur une société qui ne l’est pas. Je dis bien « dans certains milieux » car il apparaît que, en haut de l’échelle sociale, on trouve plus facilement des homosexuels assumés, qui le revendiquent en tant qu’identité.
[…] « Husayn a un passé de cinq années d’homosexualité. Il essaie d’arrêter. » C’est ainsi qu’Anthony, un Américain trentenaire vivant à Damas depuis un an et bilingue en arabe, me présente sa relation du moment. Il finit par éclater de rire mais la description colle probablement parfaitement aux combats intra-psychiques que vit Husayn, qui parle de lui-même comme d’un héroïnomane qui devrait se faire traiter.
[…] On pourrait penser que l’ampleur des relations sexuelles entre hommes en Syrie est un phénomène conjoncturel dû à la ségrégation sexuelle et à la frustration. Pourtant, plus je regardais, car il s’agit bien d’ouvrir les yeux, plus le phénomène semblait s’enraciner profondément. Impression renforcée si ce n’est confirmée à la lecture de poèmes d’Abu Nuwas, illustre poète [arabe du VIIIe siècle] célébrant souvent ouvertement l’homosexualité, voire l’amour de l’homme mûr pour le jeune garçon pubère.
(Source : rue89.com)

![lgbtlaughs:
[photo of two men kissing, one holding a sign that says “where is the rapture when you need it?” in front of people holding anti-gay placards and signs.]
perfectionequalsoverrated:
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