Le fil de Titem

flyonair:

drsonnet:

#Bosnia, 1992 يقتلونهم ثم يركلونهم في البوسنة!
Ron Haviv: ‘I was shaking when I took the shot. None of them was looking at me, so I lifted my camera, just trying to get them in frame. When I put it down, they looked over. They didn’t realise I’d taken photos.’ Photograph: Ron Haviv/VII 
These are the Serbian warlord Arkan’s men. They’ve just executed these Muslim civilians – a butcher, his wife and sister-in-law; the start of what became known as ethnic cleansing.I had taken a photograph of Arkan with a baby tiger, which he’d liked, and he’d agreed for me to travel with his troops to photograph his “mission”. The soliders were yelling at me not to shoot, but I’d promised myself I’d come out of this with an image to prove what was happening.I was shaking when I took this shot. None of them was looking at me so I lifted my camera, just trying to get them in frame. When I put it down, they looked over. They didn’t realise I’d taken photos.Later, Arkan caught me photographing another execution and said he’d process my film and keep the ones he didn’t like. I’d hidden the film from earlier in the day in my pocket and figured that if I fought hard enough for the film in my camera, he wouldn’t search me.When the pictures were published not long after, Arkan said in an interview, “I look forward to the day I can drink his blood.” He put me on a death list, and I spent the next eight years trying to avoid him. Eventually, these images were used to indict him at The Hague.

Arkan a été éxécuté lors d’une expédition punitive le 15 janvier 2000.

flyonair:

drsonnet:

#Bosnia, 1992 يقتلونهم ثم يركلونهم في البوسنة!

Ron Haviv: ‘I was shaking when I took the shot. None of them was looking at me, so I lifted my camera, just trying to get them in frame. When I put it down, they looked over. They didn’t realise I’d taken photos.’ Photograph: Ron Haviv/VII 

These are the Serbian warlord Arkan’s men. They’ve just executed these Muslim civilians – a butcher, his wife and sister-in-law; the start of what became known as ethnic cleansing.

I had taken a photograph of Arkan with a baby tiger, which he’d liked, and he’d agreed for me to travel with his troops to photograph his “mission”. The soliders were yelling at me not to shoot, but I’d promised myself I’d come out of this with an image to prove what was happening.

I was shaking when I took this shot. None of them was looking at me so I lifted my camera, just trying to get them in frame. When I put it down, they looked over. They didn’t realise I’d taken photos.

Later, Arkan caught me photographing another execution and said he’d process my film and keep the ones he didn’t like. I’d hidden the film from earlier in the day in my pocket and figured that if I fought hard enough for the film in my camera, he wouldn’t search me.

When the pictures were published not long after, Arkan said in an interview, “I look forward to the day I can drink his blood.” He put me on a death list, and I spent the next eight years trying to avoid him. Eventually, these images were used to indict him at The Hague.

Arkan a été éxécuté lors d’une expédition punitive le 15 janvier 2000.

(Source : Guardian)

brownpeople:

Via racialicious: On Teachers Calling Kids “Future Criminals” and the School to Prison Pipeline

brownpeople:

Via racialicious: On Teachers Calling Kids “Future Criminals” and the School to Prison Pipeline

C’est peut-être que les mêmes causes produisent les mêmes effets. C’est peut-être qu’une cité pourrie est le terreau idéal pour l’épanouissement des brutes à capuche sous toutes les latitudes. C’est peut-être qu’il est temps de cesser de présenter les caïds des HLM comme de braves garçons désœuvrés quand on est affilié au camp du bien, ou comme des méchants ataviques et génétiques quand on préfère le camp du mal.

« Harry Brown » : face à des brutes à capuche… de souche | Rue89 (via chosesvuessurlenet)

Ils agressent, intimident, vandalisent, violent, dealent, volent, tuent à l’occasion tout comme leurs homologues des cités du 9-3, mais personne ne peut venir affirmer, à la Zemmour, que leur background ethnique ou religieux les y prédisposait.

Oui, une poignée de sales types « de souche » terrorise tout un quartier également « de souche » avec la même compétence et le même professionnalisme que leurs homologues franciliens soi-disant exogènes…

Ce lien présumé entre problèmes psychiatriques et violence s’est ancré si profondément dans l’esprit du public que tout le poids des preuves médicales ne suffit plus à le mettre en doute. Or, une maladie mentale grave ne suffit pas à elle seule à expliquer la violence. Mais ne vous attendez pas à entendre ce discours dans les médias ces prochaines semaines.

Les folles justifications de la folie meurtrière | Slate (via chosesvuessurlenet)

Pour les médias, la chose est entendue : le tireur de Tucson était schizophrène, lisait Marx et Hitler et tenait des propos incohérents, ce qui explique son geste. L’équipe de chercheurs interrogée par le journaliste montre que cela est sans doute plus compliqué.

Les risques de vous faire assassiner par un inconnu schizophrène est tellement infime qu’une récente étude de quatre pays occidentaux évalue ce chiffre à une chance sur 14,3 millions. Pour le mettre en perspective, il faut savoir que statistiquement, vous courez trois fois plus de risques d’être tué par la foudre.

Dessin de David Horsey, que j’ai l’habitude de partager, en réaction à la tuerie de Tucson, qui fit 8 morts et une dizaine de blessés, dont la représentante démocrate Gabrielle Giffords. 
Le cartooniste partage les mêmes craintes qu’ont exprimé des élus démocrates à l’encontre de “la réthorique empoisonnée” de politiciens irresponsables de la droite conservatrice, en particulier ceux proches du Tea Party, et des mythes paranoïaques qu’ils se complaisent à reporter. 
La déclaration du shérif du comté de Pima, Clarence Dupnik, que le cartooniste rapporte - et dont je vous conseille de lire le billet - est assez éloquente :

When you look at unbalanced people, how they respond to the vitriol that comes out of certain mouths about tearing down the government – the anger, the hatred, the bigotry that goes on in this country is getting to be outrageous and, unfortunately, Arizona, I think, has become sort of the capital. We have become the Mecca for prejudice and bigotry […] It’s time as a country that we need to do a little soul searching (about) the vitriolic rhetoric that we hear day in and day out… That may be free speech, but it’s not without consequences.”

Dessin de David Horsey, que j’ai l’habitude de partager, en réaction à la tuerie de Tucson, qui fit 8 morts et une dizaine de blessés, dont la représentante démocrate Gabrielle Giffords. 

Le cartooniste partage les mêmes craintes qu’ont exprimé des élus démocrates à l’encontre de “la réthorique empoisonnée” de politiciens irresponsables de la droite conservatrice, en particulier ceux proches du Tea Party, et des mythes paranoïaques qu’ils se complaisent à reporter. 

La déclaration du shérif du comté de Pima, Clarence Dupnik, que le cartooniste rapporte - et dont je vous conseille de lire le billet - est assez éloquente :

When you look at unbalanced people, how they respond to the vitriol that comes out of certain mouths about tearing down the government – the anger, the hatred, the bigotry that goes on in this country is getting to be outrageous and, unfortunately, Arizona, I think, has become sort of the capital. We have become the Mecca for prejudice and bigotry […] It’s time as a country that we need to do a little soul searching (about) the vitriolic rhetoric that we hear day in and day out… That may be free speech, but it’s not without consequences.”

Réflexions sur la guillotine, de Albert Camus

Un autre extrait abolitionniste de Albert Camus que je partage. La mise en caractères gras est de mon initiative.

Peu avant la guerre de 1914, un assassin dont le crime était particulièrement révoltant (il avait massacré une famille de fermiers avec leurs enfants) fut condamné à mort en Alger. Il s’agissait d’un ouvrier agricole qui avait tué dans une sorte de délire du sang, mais avait aggravé son cas en volant ses victimes. L’affaire eut un grand retentissement. On estima généralement que la décapitation était une peine trop douce pour un pareil monstre. Telle fut, m’a-t-on dit, l’opinion de mon père que le meurtre des enfants, en particulier, avait indigné. L’une des rares choses que je sache de lui, en tout cas, est qu’il voulut assister à l’exécution, pour la première fois de sa vie. Il se leva dans la nuit pour se rendre sur les lieux du supplice, à l’autre bout de la ville, au milieu d’un grand concours de peuple. Ce qu’il vit, ce matin-là, il n’en dit rien à personne. Ma mère raconte seulement qu’il rentra en coup de vent, le visage bouleversé, refusa de parler, s’étendit un moment sur le lit et se mit tout d’un coup à vomir. Il venait de découvrir la réalité qui se cachait sous les grandes formules dont on la masquait. Au lieu de penser aux enfants massacrés, il ne pouvait plus penser qu’à ce corps pantelant qu’on venait de jeter sur une planche pour lui couper le cou. Il faut croire que cet acte rituel est bien horrible pour arriver à vaincre l’indignation d’un homme simple et droit et pour qu’un châtiment qu’il estimait cent fois mérité n’ait eu finalement d’autre effet que de lui retourner le cœur. Quand la suprême justice donne seulement à vomir à l’honnête homme qu’elle est censée protéger, il paraît difficile de soutenir qu’elle est destinée, comme ce devrait être sa fonction, à apporter plus de paix et d’ordre dans la cité. Il éclate au contraire qu’elle n’est pas moins révoltante que le crime, et que ce nouveau meurtre, loin de réparer l’offense faite au corps social, ajoute une nouvelle souillure à la première.

Mais l’exécution capitale n’est pas simplement la mort. Elle est aussi différente, en son essence, de la privation de vie, que le camp de concentration l’est de la prison. Elle est un meurtre, sans doute, et qui paye arithmétiquement le meurtre commis. Mais elle ajoute à la mort un règlement, une préméditation publique et connue de la future victime, une organisation, enfin, qui est par elle-même une source de souffrances morales plus terribles que la mort. Il n’y a donc pas équivalence. Beaucoup de législations considèrent comme plus grave le crime prémédité que le crime de pure violence. Mais qu’est-ce donc que l’exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait de criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? Pour qu’il y ait équivalence, il faudrait que la peine de mort châtiât un criminel qui aurait averti sa victime de l’époque où il lui donnerait une mort horrible et qui, à partir de cet instant, l’aurait séquestrée à merci pendant des mois. Un tel monstre ne se rencontre pas dans le privé.

Extrait original de Réflexions sur la guillotine, rédigées par Albert Camus en 1957 (que je publie suite à la traduction anglaise donnée par La Ritournelle).

Mais l’argument le plus fort selon moi reste celui donné par Cesare Beccaria au milieu du XVIIIe siècle.

Un nouveau témoignage sidérant sur les méthodes de cow-boy de la BAC, narrée par un camarade de promotion journaliste.

L’une des épisodes les plus intéressants de cette émissions que j’écoute maintenant depuis plusieurs années.

L’historien Jean-Clément Martin propose dans son livre une thèse originale sur cette épisode noir et décrié de l’histoire de France. L’histoire a retenu la responsabilité de Robespierre et des Montagnards dans cette “dérive” aux accents totalitaires.

Mais pour lui, l’intensité de la Terreur ne tient pas tant à l’idéologie du régime et de ses gouvernants qu’à une traditionnelle et tragique lutte de pouvoirs aux intérêts divergents. Il remet en perspective cette violence qu’il considère comme celle d’une implacable réponse de la part d’un régime aux abois et qui n’est pas unique dans l’histoire. La Terreur fut plus forte encore en province que dans la capitale où la guillotine fait presque figure de solution humaine. Des violences qui n’avaient d’ailleurs rien à envier à ce qui se passait ailleurs en Europe, Royaume-Uni compris.

Aux Etats-Unis, les homosexuels sont la minorité la plus touchée par les crimes haineux

Le dernier rapport de Intelligence Project a été réalisé dans le contexte de la multiplication de crimes homophobes ou de suicides commis suite à des harcèlements homophobes aux Etats-Unis. Ce rapport montre que cette tragique actualité n’est cependant pas qu’un effet d’optique : les homosexuels sont bien la minorité la plus suceptible d’être victime de crimes de haines (lire aussi ici). Pour les auteurs de cette recherche, les responsables de ce fait sont notamment les quelques groupuscules haineux très actifs aux Etats-Unis (ici et ici) ; ils évoquent également certains leaders homophobes de la musique jamaïcaine.

Alors que le débat sur les salles de shoot en France a été tué dans l’oeuf en dépit des initiatives encourageantes menées à cet effet dans d’autres Etats, petit coup d’oeil sur le Portugal, pays où le consommateur de drogues dures n’est pas considéré comme un délinquant mais un malade. Une politique originale menée depuis plus de 10 ans afin de lutter contre un phénomène alors inquiétant dans ce pays, et qui semble aujourd’hui porter ses fruits.