Daily chart: which economies have fared best and worst during the global financial crisis?
Le pari franco-allemand est doublement risqué. En refusant aujourd’hui les euro-obligations mais en laissant la porte entrouverte, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel semblent dire aux marchés : continuez à nous attaquer, nous finirons bien parcéder. Sur ce point, il est vraisemblable qu’ils seront entendus.
Ce matin, dans la revue de presse: Je suis en enfant de la dette. Par Vincent Glad.
Il traduit assez bien le sentiment d’une jeune génération française qui a un peu l’impression de s’être faite avoir. Même si nous sommes loin de la situation grecque. Ou même espagnole.
Mais quand même. Pas…
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Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat, sur Europe 1. Petite info à rajouter. Pas forcément besoin de maquiller les comptes. Certains le faisaient ouvertement. Dès 2003, deux pays - aujourd’hui donneurs de leçons - ont envoyé paître le pacte de stabilité tout en réussissant à ne pas se faire sanctionner. La France et l’Allemagne. (via jslefebvre) |
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Alain Juppé, Ministre des Affaires Etrangères, à propos de la réduction de l’endettement, dans “La politique telle qu’elle meurt de ne pas être”, livre où il débat avec Michel Rocard. (Source : louislepioufle.eu) |
Le philosophe allemand Jürgen Habermas comme l’économiste indien Amartya Sen ont chacun dénoncé la dérive anti-démocratique d’une zone euro réduite à une coopération intergouvernementale. Le respect des partenaires sociaux et, plus largement, de la société civile devrait également dissuader de s’engager sur cette voie. Le risque d’injustice serait d’autant plus grand que le Conseil européen obéit de plus en plus à une logique censitaire : ce sont les Etats les plus riches - voire les mieux classés par les agences de notation - qui imposent leurs vues aux autres.
Ce que vit l’Italie, ces jours-ci, devrait nous faire réfléchir : s’il est normal que les partenaires européens exigent des réformes en contrepartie de leur assistance, la lettre conjointe (non publiée à ce jour) de MM. Trichet et Draghi dictant à Rome un programme de gouvernement, y compris le détail des procédures et du calendrier, suscite en Italie de vives réactions.
Ainsi, le “gouvernement de la zone euro” pourrait bien être soit inefficace, s’il adoptait encore un catalogue de bonnes intentions, soit illégitime et dangereux, s’il instaurait un directoire. Ce dont la zone euro a besoin, c’est de développer progressivement la démocratie par-delà les frontières, en se fondant sur des institutions supranationales et des règles du jeu transparentes. Tel était le projet des pères fondateurs de l’euro. Et même… des pères et mères du traité de Lisbonne.






