Le fil de Titem
  • Environ 25% des dispositions législatives adoptées par le Parlement comportent un ou plusieurs articles transposant des dispositions d’origine communautaire.
  • Moins de 10% des lois comportaient une part significative de mesures de transposition du droit communautaire. 
  • Moins de 10% du total des articles législatifs adoptés ont vocation à transposer des dispositions communautaires.

Et pour lire le rapport au complet, c’est ici.

theeconomist:

KAL’s cartoon: this week, a tourist.

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fattouch:

par Mazen Kerbaj
Emile Zola et le suffrage universel

Nous voici en pleine période électorale, et la grande comédie moderne recommence encore. C’est un rut universel, un étalage de toutes les médiocrités, c’est la bête humaine lâchée, avec ses vanités et ses misères […]

Certes le principe du suffrage universel paraît inattaquable. C’est le seul outil de gouvernement d’une logique absolue. Imaginez une nation dont tous les citoyens sont également sages et instruits. Ils se réunissent tous les trois ou quatre ans, délèguent le pouvoir à ceux d’entre eux qu’ils savent les plus capables de l’exercer. Rien de plus net en théorie. Rien de plus humainement juste. […]

Mais le fâcheux est que la théorie se détraque dès que l’on passe à l’application. Un peuple n’est pas une addition dont tous les chiffres se valent. Dès lors, en donnant la même valeur à chaque citoyen, on introduit dans le total, des causes d’erreur énormes, qui vicient l’opération toute entière. En un mot, du moment que les hommes interviennent avec leurs folies et leurs infirmités, la logique mathématique du suffrage universel est détruite. Il ne reste qu’un gâchis abominable. […]

Voilà ce qu’il faut nettement établir : le suffrage universel n’a rien encore de scientifique, il est tout empirique. Avec la masse considérable de nos électeurs illettrés, avec les honteux trafics sur la coquinerie des uns et la bêtise des autres, on ne peut savoir ce qui sortira du scrutin. Les candidats qui méritent d’être élus en sont réduits à descendre aux mêmes manœuvres louches que les candidats qui n’ont aucune bonne raison pour l’être. Le principe superbe de la souveraineté du peuple disparaît, il ne reste que la cuisine malpropre d’un tas de gaillards qui se servent du suffrage universel pour se partager le pays, comme on se sert d’un couteau pour découper un poulet. Il s’agit pour chacun de conquérir l’électeur, de l’amener à ses idées, de lui brouiller la cervelle, au point de lui arracher son vote. Cela, en langue polie, s’appelle l’éclairer. […]

La vérité est que, jusqu’à présent, le suffrage universel est à qui sait le prendre. C’est une affaire d’habilité et d’énergie.

Emile Zola, Le Figaro, 8 août 1881, cité par Audrey Pulvar dans son “édito à rebrousse-poil” le 18 janvier 2011.

Like the 62% of tea-partiers who denounce “government” in the abstract while also telling pollsters that they’re perfectly happy with Social Security and Medicare, a large portion of those who claim to favour a rollback of enhanced airport screening would undoubtedly demand blood from politicians and bureaucrats moments after a successful terrorist attack.

A blogger for Democracy in America decries the “public temper-tantrum” continuing at American airports. (via theeconomist)

Dans quelle démocratie digne de ce nom choisirait-on de “nommer” des députés ? Ce déni de démocratie est insupportable mais semble ne pas choquer les citoyens. Comment pourrait-il en être autrement, puisqu’ils ne sont que 40% à s’intéresser aux élections européennes ?


Malheureusement, j’ai de plus en plus l’impression que la démocratie s’étiole au profit du comportement caricaturé dans la dernière image…

Malheureusement, j’ai de plus en plus l’impression que la démocratie s’étiole au profit du comportement caricaturé dans la dernière image…