Le fil de Titem

Le pari franco-allemand est doublement risqué. En refusant aujourd’hui les euro-obligations mais en laissant la porte entrouverte, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel semblent dire aux marchés : continuez à nous attaquer, nous finirons bien parcéder. Sur ce point, il est vraisemblable qu’ils seront entendus.

Eurostat, la direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique, propose un petit jeu pour mieux connaître l’Union européenne. 


Le pacte de stabilité était devenu un pacte de tricheurs et de menteurs, puisque certains Etats, comme la Grèce, maquillaient leurs comptes pour dissimuler l’ampleur de leurs déficit et de leur dette publique”, a-t-il jugé. Le tout avec “une sorte de complicité des partenaires, puisque l’Union européenne n’a jamais pris les moyens de vérifier les comptes des Etats membres autorisés à se servir de l’euro comme monnaie.

Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat, sur Europe 1.

Petite info à rajouter.

Pas forcément besoin de maquiller les comptes. Certains le faisaient ouvertement.  

Dès 2003, deux pays - aujourd’hui donneurs de leçons - ont envoyé paître le pacte de stabilité tout en réussissant à ne pas se faire sanctionner. La France et l’Allemagne. 

(via jslefebvre)

jslefebvre:

Chantiers navals de Gdansk - Photo prise en juin 2009.
Traduction (adaptée): “La dictature de l’Est n’a pas détruit nos chantiers navals. Aujourd’hui, ce sont les fonctionnaires bruxellois qui essaient”
Cette photo a deux ans. Je l’ai prise lorsque je traînais à l’Est. Mais qu’est-ce qui m’a pris de repasser à l’Ouest ?
Quoi qu’il en soit, j’y ai repensé en plein mois d’août 2011 en lisant certains articles accusant l’UE d’imposer sa loi aux États, d’écraser les peuples, leur souveraineté, etc.
Une façon de simplifier à l’extrême les choses.
Petit contexte: les chantiers navals de Gdansk furent le coeur de la contestation polonaise contre le régime communiste et l’ingérence de Moscou dans les années 80. Aujourd’hui, ils connaissent de grosses difficultés financières, ont déjà licencié de nombreux ouvriers et un plan de restructuration a été mis en place avec l’UE.

jslefebvre:

Chantiers navals de Gdansk - Photo prise en juin 2009.

Traduction (adaptée): “La dictature de l’Est n’a pas détruit nos chantiers navals. Aujourd’hui, ce sont les fonctionnaires bruxellois qui essaient

Cette photo a deux ans. Je l’ai prise lorsque je traînais à l’Est. Mais qu’est-ce qui m’a pris de repasser à l’Ouest ?

Quoi qu’il en soit, j’y ai repensé en plein mois d’août 2011 en lisant certains articles accusant l’UE d’imposer sa loi aux États, d’écraser les peuples, leur souveraineté, etc.

Une façon de simplifier à l’extrême les choses.

Petit contexte: les chantiers navals de Gdansk furent le coeur de la contestation polonaise contre le régime communiste et l’ingérence de Moscou dans les années 80. Aujourd’hui, ils connaissent de grosses difficultés financières, ont déjà licencié de nombreux ouvriers et un plan de restructuration a été mis en place avec l’UE.

Le philosophe allemand Jürgen Habermas comme l’économiste indien Amartya Sen ont chacun dénoncé la dérive anti-démocratique d’une zone euro réduite à une coopération intergouvernementale. Le respect des partenaires sociaux et, plus largement, de la société civile devrait également dissuader de s’engager sur cette voie. Le risque d’injustice serait d’autant plus grand que le Conseil européen obéit de plus en plus à une logique censitaire : ce sont les Etats les plus riches - voire les mieux classés par les agences de notation - qui imposent leurs vues aux autres.

Ce que vit l’Italie, ces jours-ci, devrait nous faire réfléchir : s’il est normal que les partenaires européens exigent des réformes en contrepartie de leur assistance, la lettre conjointe (non publiée à ce jour) de MM. Trichet et Draghi dictant à Rome un programme de gouvernement, y compris le détail des procédures et du calendrier, suscite en Italie de vives réactions.

Ainsi, le “gouvernement de la zone euro” pourrait bien être soit inefficace, s’il adoptait encore un catalogue de bonnes intentions, soit illégitime et dangereux, s’il instaurait un directoire. Ce dont la zone euro a besoin, c’est de développer progressivement la démocratie par-delà les frontières, en se fondant sur des institutions supranationales et des règles du jeu transparentes. Tel était le projet des pères fondateurs de l’euro. Et même… des pères et mères du traité de Lisbonne.

Alors que la Pologne a pris le mois dernier, pour la première fois de son histoire, la tête de la présidence tournante du Conseil européen, profitons-en pour connaître un peu mieux son histoire. Il n’y eut pas une insurrection à Varsovie, mais 3, dont l’une, alors que Paris luttait pour sa libération, s’acheva par le massacre des Polonais par l’armée allemande, tandis que l’armée rouge stalinienne patientait en dehors de la ville, attendant de pouvoir conquérir la ville.

Si l’État national était la seule forme d’organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n’aurions qu’à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s’accomplisse.
Extrait du discours de Altiero Spinelli, donné le 6 décembre 1957.

(Source : bruxelles.blogs.liberation.fr)

Le nationalisme du XXIème siècle n’est pas expansionniste, il est juste petit bourgeois et égoïste.

Jean Quatremer, interviewé par l’édition belge de Paris Match. 

“On retrouve, en Europe, ce même type de tensions, entre les riches du Nord et les pauvres du Sud : en Espagne, avec la Catalogne, ou en Italie, avec la Ligue du nord ou, plus largement, en Europe, avec la crise grecque, partout les riches refusent de payer pour les pauvres.”

A l’heure où certain cherchent à confronter les fondamentalismes chrétiens et musulmans, cet article sur le dialogue interreligieux en Suède est très appréciable.

En référence à la tribune de Nicolas Dupont-Aignan qui désirait sauver l’Europe plutôt que l’euro. L’Europe est certes en crise, mais l’on en sortira que par davantage de fédéralisme.

Le journalisme européen ne demeure qu’un moyen d’intéresser le citoyen mais il ne peut le faire seul.

(Source : louislep)