Le fil de Titem
Le pacte de stabilité était devenu un pacte de tricheurs et de menteurs, puisque certains Etats, comme la Grèce, maquillaient leurs comptes pour dissimuler l’ampleur de leurs déficit et de leur dette publique”, a-t-il jugé. Le tout avec “une sorte de complicité des partenaires, puisque l’Union européenne n’a jamais pris les moyens de vérifier les comptes des Etats membres autorisés à se servir de l’euro comme monnaie.

Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat, sur Europe 1.

Petite info à rajouter.

Pas forcément besoin de maquiller les comptes. Certains le faisaient ouvertement.  

Dès 2003, deux pays - aujourd’hui donneurs de leçons - ont envoyé paître le pacte de stabilité tout en réussissant à ne pas se faire sanctionner. La France et l’Allemagne. 

(via jslefebvre)

No comment.

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theeconomist:

KAL’s cartoon: this week, a bitter pill

theeconomist:

KAL’s cartoon: this week, a bitter pill

Certains sur la toile minimisent la corruption et les fraudes en Grèce et prétendent que le régime des Colonels est responsable d’une dette qui n’a fait qu’augmenter par la suite. Ce graphique démontre le contraire.

Certains sur la toile minimisent la corruption et les fraudes en Grèce et prétendent que le régime des Colonels est responsable d’une dette qui n’a fait qu’augmenter par la suite. Ce graphique démontre le contraire.

De quels mythes grecs parle ce journaliste du Wall Street Journal ? 

  1. Greece is insolvent.
  2. It is in Greece’s interest to default.
  3. A Greek default wouldn’t be a Lehman moment.
  4. You can’t keep kicking the can.
  5. It’s all Greece’s fault.

Aux Etats-Unis, on ne passerait pas son temps à discuter entre les gouverneurs du Texas, de la Californie, de la Floride, etc pour sauver le Delaware. On aurait un président américain qui présenterait un plan de sauvetage discuté et voté par le Congrès et la décision serait prise en quelques semaines. Voilà un rôle que pourrait jouer le président de la Commission européenne devant le Parlement européen… en plus, les débats sont filmés dans l’hémicycle européen. Les citoyens sauraient donc précisément la direction politique proposée. Au lieu de cela, on attend la fumée blanche à la sortie de la réunion entre la France et l’Allemagne…

C’est bien l’indécision qui tue l’Europe actuellement.

theeconomist:

KAL’s cartoon: this week, a bail-out.

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KAL’s cartoon: this week, a bail-out.

Alors que la chancelière allemande Angela Merkel avait fustigé l’oisiveté de ses voisins du Sud, une étude statistique bienvenue vient battre en ses critiques :

  • La durée annuelle moyenne du travail d’un Allemand (1.390 heures) est ainsi beaucoup plus faible que celle d’un Grec (2.119 heures), d’un Italien (1.773 heures), d’un Portugais (1.719 heures), d’un Espagnol (1.654 heures) ou d’un Français (1.554 heures).
  • La performance de productivité par tête de l’Allemagne est dans la moyenne des pays du sud, celle de la productivité horaire est au-dessus de la moyenne mais pas meilleure que celle de la France ou de la Grèce. 
  • Si l’âge légal de départ à la retraite est plus tardif outre-Rhin (65 ans actuellement, 67 ans dans le futur), les Portugais et les Espagnols travaillent de facto plus longtemps, avec un âge effectif moyen de départ en retraite de 62,6 et 62,3 ans, contre 62,2 ans pour les Allemands. Les Grecs ne sont pas loin derrière (61,5 ans) et la réforme des retraites adoptée au printemps 2010 par Athènes, qui a porté l’âge légal de départ de 60 à 65 ans, vise à faire passer l’âge moyen à 63,5 ans d’ici 2015. 

La faute de l’euro ? “La performance économique de l’Allemagne est due, selon M. Artus, à son effort d’innovation et de spécialisation dans l’industrie haut de gamme, à l’épargne élevée de son secteur privé et à sa main d’oeuvre très qualifiée par rapport à ses voisins du sud”. 

Faut-il défendre l’euro ?

Quelques éléments de réponse de Dominique Sceaux, éditorialiste aux Echos, lors de sa chronique quotidienne sur France Inter le 6 mai.

Entrée trop tôt dans l’euro avec une compétitivité très faible, la Grèce n’a rien fait pour l’améliorer et a camouflé ses déficits. L’Espagne, elle, a décollé en misant sur un seul secteur d’activité – la construction – et un seul levier – le crédit -, ce qui était une folie. Dans les deux cas, des taux d’intérêt bas, ceux de la BCE (qui s’appliquaient aussi à l’Allemagne et à la France), ont facilité ces dérives. Quel modèle de croissance ces pays vont-ils retrouver ? Avant l’euro, la dévaluation se serait imposé d’elle-même pour retrouver de l’oxygène avec ou sans inflation. Aujourd’hui, c’est la formation, l’innovation, la productivité. Si on continue le procès à charge, on peut dire aussi que l’euro n’a pas rapproché les économies et que la zone euro connaît une croissance molle : + 0,9% seulement cette année.

[…] Mais ces éléments doivent être complétés par d’autres. La grande vertu de l’euro, et la crise actuelle n’y change rien, est de protéger ses membres contre les guerres des changes permanentes. Il faut se souvenir des crises sur le franc tout au long de la décennie 1980 et encore en 1992-1993 – et du niveau des taux d’intérêt à l’époque. Que n’aurait-on (peut-être) vu dans la crise de 2008 ! En réalité, le problème de l’euro est qu’il a été trop protecteur pour certaines économies, y compris pour la France, à qui il a servi de parapluie. Grâce à lui, les déficits du commerce extérieur et des finances publiques sont passés comme une lettre à La Poste et, dans ce club de l’euro, finalement, tout le monde a fermé les yeux sur les turpitudes de ses voisins pour être exonéré des siennes.

[…] Pour que l’euro pèse face au dollar, au yuan demain, il n’y a pas d’autre solution que de surmonter cette crise puis de mettre plus de politique dans l’euro – y compris des sanctions. On nous promet d’ailleurs une initiative franco-allemande. La solution n’est pas moins d’euro, mais plus d’euro.

L’Union européenne n’a plus le temps ! Un manifeste germano-grec pour l’Europe contre l’agitation nationaliste et l’ignorance économique

Berlin / Athènes, 5 Mai 2010: Les présidents des Mouvements européens en Allemagne et en Grèce, Dr. Dieter Spöri et Michalis Angelopoulos, commentent la situation actuelle en Grèce et en Europe : l’Union européenne n’a plus le temps ! et signent un manifeste commun germano-grec en faveur de l’Europe.

La spéculation contre l’Euro qui dure depuis des mois ne représente pas seulement un grand défi financier et monétaire. Cette spéculation est également une vraie menace pour le processus d’intégration européenne qui entre en vigueur dans le cadre des progrès offerts par le Traité de Lisbonne. Ces dernières semaines, les nombreux débats qui ont eu lieu au sujet de la crise financière grecque et de l’action de soutien de l’Union européenne en coopération avec le FMI (Fonds Monétaire International) ont souligné des niveaux très inquiétants de préjugés nationalistes ainsi qu’une ignorance économique incroyable concernant l’interdépendance de l’économie européenne. Les engagements solennels des responsables politiques de nos deux pays pour le succès de l’intégration européenne sont demeurés, malheureusement, purement formels.

Nous, les Présidents des Mouvements européens en Allemagne et en Grèce, nous nous élevons fermement contre une poursuite des erreurs politiques du passé et la situation financière actuelle. Nous nous opposons aux attaques polémiques formulées sous le slogan simpliste des « Allemands qui travaillent durs et qui payent pour des Grecs fainéants ». Il est indéniable qu’une partie des médias allemands abusent actuellement de leur mandat d’information et d’éducation qui leur est conféré dans notre démocratie et notre constitution en faveur de la diffusion de préjugés nationalistes et de désinformation économique. Ce type d’agitation de l’ombre a déjà laissé des traces sur les opinions publiques et les sondages.

Même en politique, quelques opportunistes tentent de faire les gros titres en utilisant des idées dénuées de fondement telles que la demande faite à la Grèce de mettre en vente certaines de ses plus anciens bâtiments ou certaines de ses îles.

Il n’est pas surprenant que ces coups bas nationalistes engendrent des contre-réactions tout aussi émotionnelles et futiles dans la politique et les médias grecs. Ce germe nouvellement croissant d’un nationalisme anti européen ne met pas seulement en difficulté les relations entre l’Allemagne et la Grèce mais pourrait également se diffuser rapidement aux autres pays faisant suite à la crise financière et économique internationale, détruisant ainsi les fondations idéologiques de l’Union européenne. Constatant ces évolutions, nous appelons non seulement les acteurs politiques mais aussi tous les médias à agir en cohérence avec leur responsabilité envers l’idée européenne.

Nous appelons tous les acteurs politiques en Europe, quelles que soient leurs vues légitimes sur l’introduction de l’Euro et des décisions futures qui restent à prendre, à agir concrètement sans attendre. Les longs processus de décision, les hold-up et les hésitations sont un terrain fertile pour stimuler la spéculation financière et amplifier les dommages financiers et économiques. 

Cet appel n’est pas seulement dirigé à destination des gouvernements des pays de l’UE mais également à tous les membres du Parlement européens et des parlements nationaux qui se préoccupent actuellement des actions suivantes de stabilisation.

L’Union européenne n’a plus le temps !

Nous appelons tous les décideurs politiques nationaux et européens a enfin mettre en œuvre intégralement les réformes nécessaires des marchés financiers internationaux dans une action de suivi des mesures de stabilisation à court terme de l’Euro. Ces étapes ne sont pas nouvelles, elles ont été annoncées dans de nombreux sommets européens et du G20 depuis le début de la crise en septembre 2008. 

Si l’actuelle spéculation financière illimitée des fonds de pensions, des banques d’investissements et des agences de notation privées n’est pas mise sous contrôle par des réglementations structurelles des marchés, les mesures proposées pour la zone Euro ainsi que le pacte de stabilité européen n’apporteront qu’un répit de courte durée et cela pourrait amener d’autres pays à être victimes de la spéculation sur l’Euro. L’Euro est au centre de la force économique du marché intérieur européen et plus de 500 millions de personnes pourraient ainsi en être affectés.

Les Etats membres de l’UE et en particulier de la zone Euro ont une destinée politique et économique commune. La vérité est que l’Allemagne, la Grèce ainsi que tous les autres membres de l’UE ont et ont eu des avantages politiques et économiques inextricablement liés du fait de l’intégration européenne. Sans réaliser le fait que la désintégration de l’UE est imminente. Les pays européens deviendraient les dindons de la politique internationale.

C’est pourquoi tous les responsables politiques en Europe devraient réformer de façon décisive le cadre politique des marchés financiers. Ils ne devraient pas se courber devant des campagnes médiatiques nationalistes mais au contraire hisser pro activement le drapeau européen de la clarté et de la rationalité économique.

Michalis Angelopoulos, Président du Mouvement européen Grèce

Dr. Dieter Spöri, Ancien Ministre, Président du Réseau Mouvement européen Allemagne
Librement traduit de l’anglais par Jessica Chamba, membre du Bureau du Mouvement Européen-France et Vice-Présidente du Mouvement Européen International.

Cette photo et l’anecdote rapportée m’a fait penser à une autre anecdote, publiée par Jean Quatremer sur son blog Coulisses de Bruxelles, au sujet des émeutes à Athènes.

“Elément intéressant: les violences n’étaient pas seulement le fait de jeunes Grecs appartenant au “Black bloc”. Plusieurs de mes collègues ont constaté (ce qui n’est pas mon cas) que certains des émeutiers s’interpellaient en espagnol, d’autres en italien. On retrouverait ainsi la même configuration, par exemple, que lors des violences de Strasbourg, lors du sommet de l’Otan…

Interprétez cela comme vous voulez !
flyonair:

allcreatures:

Demonstrators throw stones to the police in central Athens on Wednesday.
(Nikolas Giakoumidis, AP / May 5, 2010) (via Photos in the news - chicagotribune.com)
FYI - the dog in the picture has been seen at different riots and protests since 2008.

Cette photo et l’anecdote rapportée m’a fait penser à une autre anecdote, publiée par Jean Quatremer sur son blog Coulisses de Bruxelles, au sujet des émeutes à Athènes.

Elément intéressant: les violences n’étaient pas seulement le fait de jeunes Grecs appartenant au “Black bloc”. Plusieurs de mes collègues ont constaté (ce qui n’est pas mon cas) que certains des émeutiers s’interpellaient en espagnol, d’autres en italien. On retrouverait ainsi la même configuration, par exemple, que lors des violences de Strasbourg, lors du sommet de l’Otan…

Interprétez cela comme vous voulez !

flyonair:

allcreatures:

Demonstrators throw stones to the police in central Athens on Wednesday.

(Nikolas Giakoumidis, AP / May 5, 2010) (via Photos in the news - chicagotribune.com)

FYI - the dog in the picture has been seen at different riots and protests since 2008.