Ce matin, dans la revue de presse: Je suis en enfant de la dette. Par Vincent Glad.
Il traduit assez bien le sentiment d’une jeune génération française qui a un peu l’impression de s’être faite avoir. Même si nous sommes loin de la situation grecque. Ou même espagnole.
Mais quand même. Pas…
L’article est surtout passionnant pour évoquer comment les autorités catholiques et la droite néerlandaise ont rapidement été convaincues de la légitimité de l’égalité des droits. L’auteur est chroniqueur du site Minorités.
Historiquement, c’est l’Église catholique néerlandaise qui a été la première institution à se battre pour les homosexuels, dans les années 1950. Elle était alors quasiment en monopole de la gestion des hôpitaux psychiatrique du pays, et devait s’occuper de beaucoup de patients homosexuels souffrant de divers troubles psychiatriques qu’on appelle aujourd’hui dépression.
Forte de son expérience en la matière, elle a été la première à constater que leurs troubles n’étaient pas dus à leur homosexualité, mais aux mauvais traitements qui leur étaient infligés par la société et le législateur.
L’Église catholique néerlandaise s’est donc associée aux militants homosexuels de l’époque pour obtenir la fin du harcèlement dont étaient victimes les homos néerlandais, et qui nous semble aujourd’hui terriblement absurde et cruel.
Ou comment un adolescent colérique et dissipé est devenu à force de travail et de concentration l’un des meilleurs joueurs de tennis de tous les temps.
Qu’adviendrait-il des différentes communautés linguistiques qui composent la Belgique ? Quelques développements de cet article de Slate.
Citons tout de même la citation qui conclut cet article (une forme d’humour belge ?), du Président du parti unitariste Hans Van Der Cauter : « nous n’arrivons déjà pas à nous mettre d’accord pour scinder une circonscription électorale (Bruxelles Hal Vilvorde, point d’origine de la crise politique), alors de là à scinder le pays… ».
(via zerojanvier)
L’auteur de ce billet, Alice Antheaume, également responsable de la prospective et du développement international à l’école de journalisme de Sciences Po, regrette les réponses stéréotypées des aspirants à cette formation.
Et les internautes de répondre en commentaire que les questions sont tout aussi peu originales…