Le fil de Titem

Dans l’une des plus émouvantes scènes de la mini-série télévisée de Franco Zeffirelli réalisée en 1977, Jésus (Robert Powell), discute du respect de la Loi Divine avec des Pharisiens, notamment Joseph d’Arimathie (James Mason ; dont le personnage n’apparaît en fait dans les Evangiles qu’après la Crucifixion). Alors qu’ils concluent que le plus grand Commandement est de respecter Dieu et d’aimer son prochain, apparaît la “femme pêcheresse” (dans le film, le personnage fusionne avec celui de Marie-Madeleine et est joué par Anne Bancroft) qui vient humblement laver les pieds du Christ, lequel, touché par sa gentillesse, lui pardonne ses pêchés. 

Scène librement inspiré de l’Evangile de Saint Luc : ch. 7 v. 33 à 50 et ch. 10 v. 25 à 29.

Lire aussi l’article que j’ai consacré à ce sujet sur mon blog.

florenturo:

Le sondage met ainsi en évidence le fait que les imaginaires féminin et masculin restent très différenciés. Invités à citer les “valeurs associées aux femmes”, les sondés citent ainsi, en ordre décroissant, la tolérance, la générosité, la sagesse et la psychologie. Pour les hommes, les sondés préfèrent invoquer le pouvoir, l’ambition, la réussite et l’action…

Une polarisation d’autant plus paradoxale que, lorsqu’on interroge les sondés sur les valeurs qui leur correspondent le mieux, les frontières entre les sexes semblent s’abolir : hommes et femmes donnent quasiment les mêmes réponses - famille, honnêteté, fidélité et respect.

Mardi 15 février, c’est devant un parterre de journalistes européens que Laurent Wauquiez a exposé sa vision d’une “Europe offensive”. Dans un contexte d’actualité européenne chargée, le ministre délégué aux Affaires européennes a répondu sans détour aux questions sur les révolutions arabes, la Turquie, l’information européenne, ou encore la zone euro. Tour d’horizon des grands sujets européens vu par le ministre chargé des Affaires européennes.

Le FN brouille les valeurs républicaines

Extrait de l’édito politique du 17  janvier 2011 de Thomas Legrand sur France Inter

Marine Le Pen sacrifie à la tendance actuelle, au grand retour de la république. Chacun la met à sa sauce en ces temps de désert idéologique. Le problème c’est que ces valeurs sont triturées avec une dextérité manipulatoire sans pareil par Marine Le Pen.

[…] Des mots inédits au FN ont été prononcés, je cite : “Quand tout s’effondre, il y a encore l’Etat”. “A celui qui n’a plus rien, la Patrie est son seul bien” disait Jaurès, lui aussi trahi par la gauche du FMI et des beaux quartiers ! », fin de citation. Ces mots de Jaurès (grand socialiste et grand républicain) avaient été aussi utilisés par Nicolas Sarkozy pendant la campagne de 2007 dans une efficace opération de piratage idéologique. Marine Le Pen va plus loin en disant : « Il nous faut retrouver l’ère des grands commis de l’Etat, des hussards de la République et des serviteurs de l’intérêt public ». Voilà Marine Le Pen qui réhabilite l’Etat, l’administration, les hussards de la république. On voit bien l’immense ficelle, le câble de tanker. La laïcité, valeur cardinale de la république. La laïcité pour faire passer le rejet de l’autre, de l’étranger. Message que le FN n’arrive plus à faire passer avec les arguments xénophobes habituels. Mais ce discours qui aurait pu être prononcé par une « Marianne » Le Pen est un immense contre sens volontaire. La république, celle de Jaurès et des laïques, celles des instituteurs de la troisième République (les fameux hussards évoqués plus haut), cette république est l’exact contraire du véritable programme du FN. Comme l’intégration est le contraire de l’exclusion. On pourrait s’en alarmer en déplorant ce brouillage complet et cette confusion généralisée des repères classiques de la politique française. On peut aussi avoir une vision plus optimiste : les valeurs de la république sont enfin devenues incontournables puisque leurs ennemis sont obligés, pour être entendu, de faire semblant de les avoir adoptées.

Eric Zemmour et le politiquement correct

Extrait de l’édito politique du 13 janvier 2011 de Thomas Legrand, sur France Inter

[Eric Zemmour] se drape dans une attitude de résistant face à la pensée dominante, la pensée unique, la dictature des « droits-de-l’hommistes », etc. […] Le « politiquement correct » désigne, depuis, une sorte de pensée molle et consensuelle, que les médias diffuseraient par facilité, paresse intellectuelle, lâcheté et panurgisme. C’est une idéologie taxée de « bien-pensante, angélique, loin des réalités » […] En réalité Eric Zemmour ne fait que confondre « politiquement correct » et combat idéologique gagné (perdu pour lui !). L’idée que les femmes et les hommes sont égaux, bref le féminisme est une idée qui a presque gagné (si non dans les faits au moins dans les têtes) donc pour lui c’est une idée dominante, forcément tyrannique. Zemmour parle alors de la « dictature féministe » et écrit un livre pour réhabiliter la phallocratie ! Toute idée progressiste qui gagne, l’antiracisme, l’anti-sexisme, l’écologie, la tolérance envers l’homosexualité est une idée qui est assimilée par Zemmour et les réactionnaires en général, à un diktat. Mais ils se trompent…ce n’est pas un diktat. C’est simplement une défaite idéologique pour eux et leur pensée anachronique.

Inspirer à l’opinion des sentiments bas en instillant de manière extravagante la confusion entre la responsabilité du criminel et celle du juge dont on dénigre la décision (…), tout cela avilit l’institution et, en définitive, blesse la République
Citation très remarquée du procureur général près la Cour de Cassation, Jean-Louis Nadal, fustigeant, “une forme de mépris contre la justice” ainsi que “les dérives” consistant à "en appeler à l’opinion contre ces mêmes magistrats quand ils prennent une décision qui leur déplaît". ”Et le scandale n’est-il pas encore plus grand quand ces protestations politico-corporatistes sont relayées au plus haut niveau ?”.

(Source : lemonde.fr)

Comprendre la pensée exprimée dans les œuvres, aiguiser et entraîner son aptitude au raisonnement, et en même temps se pénétrer des valeurs et des rêves des hommes de tous les temps - sans oublier ceux qui sont à l’origine de la civilisation occidentale - voilà ce qu’elles apportent à l’élève ; et, si la qualité de l’enseignement est toujours et partout essentielle, elle décide ici des forces mêmes que cet élève acquiert pour l’avenir. C’est pourquoi, Messieurs, il m’est si précieux de penser que vous avez sans doute voulu, à travers moi, marquer solennellement votre attachement à cette culture littéraire, qui pourrait bien n’être pas moins menacée que la faune des mers ou que l’eau des rivières.
Extrait du discours de réception de Jacqueline de Romilly à l’Académie française. Cette brillante helléniste est décédée à l’âge de 97 ans (voir aussi cette vidéo où elle parle de son amour pour les textes grecs classiques).

(Source : enfinlivre.blog.lemonde.fr)

(Source : ilovecharts)

Cardinal Giacomo Biffi : “Is it still permitted … to be faithful and consistent disciples of the teaching of Christ … or must we prepare ourselves for a new form of persecution, promoted by homosexual activists, by their ideological accomplices, and even by those whose task it should be to defend the intellectual freedom of all, including Christians?”

Les ridicules pleurnicheries de ce cardinal italien me font penser à cette caricature que j’ai publiée plus tôt dans le mois…

zerojanvier:

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via Kurt White

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soubi:

forthegaysandgirls:

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(via kaitlynpope)


Un peu de mauvais esprit… 

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(via kaitlynpope)

Un peu de mauvais esprit…